Passer à l'autoconsommation solaire est un vrai projet : il faut dimensionner la puissance selon sa consommation, arbitrer entre poser soi-même et déléguer, et surtout vérifier que l'investissement se rembourse dans un délai qui a du sens. Ces guides traitent ces décisions une par une, avec des calculs qu'on peut refaire soi-même.

Comment je calcule une rentabilité

La plupart des calculs de rentabilité qu'on trouve en ligne sont faux dans le même sens : ils surestiment les recettes et sous-estiment les coûts. Ma méthode corrige quatre choses.

Je compte le coût complet, pas le prix du kit. Matériel, mais aussi coffret de protection, attestation Consuel quand elle est obligatoire (environ 180 €), et le temps de pose valorisé si vous déléguez tout ou partie du chantier.

Je raisonne en autoconsommation, pas en production. Produire 4 000 kWh ne veut rien dire si vous n'en consommez que 1 800 sur place. Seule la part réellement autoconsommée vous fait économiser, le reste part gratuitement ou presque, faute de tarif de rachat intéressant sur ces puissances.

Je tiens compte de la dégradation. Un panneau perd environ 0,5 % de rendement par an. Sur vingt ans, ce n'est pas anecdotique, et cela repousse le point d'équilibre de plusieurs mois.

Je ne mise pas sur une hausse du prix de l'électricité. Elle est probable, mais l'intégrer au calcul revient à justifier un achat par une hypothèse. Je calcule au tarif actuel, et toute hausse devient un bonus plutôt qu'un pilier du raisonnement.

Le guide qui correspond à votre étape

Vous en êtes au chiffrage global : la rentabilité réelle d'un kit 3000 W déroule le cas le plus courant, du coût du matériel au temps d'amortissement, sans optimisme de façade.

Vous vous demandez s'il faut ajouter du stockage : c'est l'arbitrage le plus mal calculé du secteur, parce qu'on n'atteint quasiment jamais le nombre de cycles qui rendrait la batterie rentable. Batterie d'autoconsommation : le calcul honnête reprend le raisonnement sur la durée de vie réelle.

Votre installation tourne déjà et vous cherchez quoi faire du surplus : l'idée d'alimenter un usage extérieur revient souvent, et le cas de la tondeuse robot est le plus documenté. Voir tondeuse robot et panneaux solaires, qui chiffre ce que le surplus couvre vraiment.

Les démarches administratives sont détaillées sur la page d'accueil du silo, et le choix du revendeur dans mes comparatifs.

Questions fréquentes

Quelle puissance de kit solaire viser pour une maison ?
Dimensionnez sur votre consommation en journée, pas sur votre consommation annuelle. Pour une maison occupée en journée, 3 kWc est le point d'équilibre le plus fréquent : au-delà, la part autoconsommée plafonne et le surplus n'est pas valorisé sur ces puissances. Le chiffrage d'un kit 3000 W →
En combien de temps un kit d'autoconsommation est-il rentabilisé ?
Comptez 6 à 8 ans pour un kit posé soi-même autour de 3 000 €, contre 12 à 15 ans pour la même installation confiée à un installateur RGE. L'écart vient presque entièrement du coût de la main-d'œuvre, pas du matériel.
Faut-il ajouter une batterie à une installation en autoconsommation ?
Rarement sur le seul argument financier : la batterie s'use en années autant qu'en cycles, et on n'atteint quasiment jamais le nombre de cycles qui la rendrait rentable. Elle se justifie surtout pour la sécurisation en cas de coupure. Le calcul détaillé →